Soixante-dix-huit ans après la création du franc CFA, l’Afrique de l’Ouest demeure confrontée à un paradoxe majeur : des États politiquement souverains, mais une monnaie qui ne l’est pas pleinement. À travers six parties et seize chapitres, cet ouvrage retrace l’histoire longue des instruments monétaires africains, du cauri à la dévaluation de 1994, jusqu’à la réforme de 2019-2020, dont il interroge la portée réelle. Au-delà du diagnostic, l’auteur propose une voie audacieuse et structurée : le ...
Soixante-dix-huit ans après la création du franc CFA, l’Afrique de l’Ouest demeure confrontée à un paradoxe majeur : des États politiquement souverains, mais une monnaie qui ne l’est pas pleinement. À travers six parties et seize chapitres, cet ouvrage retrace l’histoire longue des instruments monétaires africains, du cauri à la dévaluation de 1994, jusqu’à la réforme de 2019-2020, dont il interroge la portée réelle. Au-delà du diagnostic, l’auteur propose une voie audacieuse et structurée : le KOPAR, monnaie nationale du Sénégal, adossée à un panier de DTS et émise par une Banque centrale du Sénégal indépendante. Loin d’une utopie, ce projet s’appuie sur une architecture documentée : article 36 du Traité de l’UMOA, calendrier de transition, budget prévisionnel, mobilisation des recettes issues de Sangomar et du GTA comme garanties de crédibilité. En convoquant Tchundjang Pouemi, Mamadou Dia, Samir Amin, Felwine Sarr, Kako Nubukpo, Ndongo Samba Sylla, mais aussi Keynes, Mosler et Wray, le livre articule histoire monétaire, théorie post-keynésienne et ingénierie institutionnelle. Il s’adresse à la génération africaine appelée à penser autrement la souveraineté, à transformer la parole d’État en acte monétaire et à faire de la monnaie non plus un héritage subi, mais un instrument maîtrisé de développement.
Babo Amadou BA est enseignant-chercheur, Maître de conférences titulaire à l’Université Amadou Mahtar Mbow. Docteur en sciences de gestion de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, avec mention Très honorable et spécialisation en finance, il est inscrit sur la LAFMA du CAMES. Ses travaux portent notamment sur la régulation prudentielle dans l’UEMOA et la dette souveraine africaine.