Par le biais de la Loi n° 72-61 du 12 juin 1972 (Journal officiel du 12 août 1972) entrée en vigueur le 1er janvier 1973, le législateur a mis en œuvre le Code de la famille pour s’imposer comme la constitution civile des Sénégalais. Un demi-siècle après son avènement, le Code de la famille semble revendiquer une vérité éternelle dans sa structure fondamentalement patriarcale. Le corpus iuris familias depuis sa création s’est ouvert à très peu de modifications qui, globalement, sont sans grande ...
Par le biais de la Loi n° 72-61 du 12 juin 1972 (Journal officiel du 12 août 1972) entrée en vigueur le 1er janvier 1973, le législateur a mis en œuvre le Code de la famille pour s’imposer comme la constitution civile des Sénégalais. Un demi-siècle après son avènement, le Code de la famille semble revendiquer une vérité éternelle dans sa structure fondamentalement patriarcale. Le corpus iuris familias depuis sa création s’est ouvert à très peu de modifications qui, globalement, sont sans grande influence sur son iconographie conservatrice. Conservateur pour certains, libéral pour d’autres, le Code de la famille a réussi pour le moment et au gré des transitions sociologiques continuelles de la société sénégalaise à s’immuniser contre toute réforme d’ampleur en dépit des tentatives informelles notées. Pour autant, cette quasi fixité temporelle du Code de la famille est-elle en conformité avec l’actualité de l’ordre social sénégalais ? Le droit des personnes et de la famille découlant de la Loi n° 72-61 du 12 juin 1972 rend-il toujours compte parfaitement des dynamiques contemporaines de la société sénégalaise ? Quel est le rôle du droit dans l’édification de la famille, cellule de base de la société en contexte négro-africain ? Autant d’interrogations auxquelles le colloque international devant se tenir les 25, 26, et 27 mai 2023 à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a tenté d’apporter des réponses. S’il n’a pas pu se tenir intégralement en raison des troubles socio-politiques, les participants pressentis, d’horizons et de spécialités variées en sciences humaines et sociales, ont tenu néanmoins à croiser leurs regards sur l’institution familiale pour identifier ses rides et réfléchir sur les présupposés d’une éventuelle cure de jouvence à travers les actes du colloque rassemblés dans cet ouvrage collectif.
El Hadji Samba NDIAYE, Maître de conférences en droit privé, Agrégé des Facultés de droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar Abdoul Aziz DIOUF, Professeur Titulaire de droit privé, Agrégé des Facultés de droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar ; Mbissane NGOM, Professeur Titulaire de droit privé, Agrégé des Facultés de droit, Université Gaston Berger de Saint-Louis ; Jean-Louis CORREA, Maître de conférences en droit privé, Agrégé des Facultés de droit, Université Numérique Cheikh Hamidou Kane, ex UVS, Sénégal Mohamed Bachir NIANG, Maître de conférences en droit privé, Agrégé des Facultés de droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar
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