Depuis deux siècles, l’humanité est engagée dans une expansion sans précédent. Mais cette dynamique vient buter sur la finitude du monde : limites des ressources, saturation des milieux, fractures des sociétés. Le terme « essoufflement » désigne l’incapacité d’un organisme à maintenir son régime d’activités lorsqu’il « manque d’air », c’est-à-dire de combustible : son métabolisme ne peut plus suivre la cadence du mouvement. Les tentatives désespérées d’un monde basé sur la croissance pour maint...
Depuis deux siècles, l’humanité est engagée dans une expansion sans précédent. Mais cette dynamique vient buter sur la finitude du monde : limites des ressources, saturation des milieux, fractures des sociétés. Le terme « essoufflement » désigne l’incapacité d’un organisme à maintenir son régime d’activités lorsqu’il « manque d’air », c’est-à-dire de combustible : son métabolisme ne peut plus suivre la cadence du mouvement. Les tentatives désespérées d’un monde basé sur la croissance pour maintenir sa structure, lorsque l’énergie et les ressources touchent leurs limites, provoquent des instabilités systémiques, annonciatrices d’un basculement. Du déclin écologique à l’épuisement économique et à la montée des inégalités, de la crise cognitive au devenir du capitalisme et de la démocratie, ce livre propose une lecture unificatrice de notre temps. Un essai ambitieux et stimulant, qui ne se contente pas de décrire les crises, mais tente de comprendre le monde qui se défait sous nos yeux.
Maxime Nechtschein est essayiste, ex-chercheur en physique, directeur de recherche au CNRS, il a créé et dirigé un laboratoire CEA-CNRS à Grenoble, travaillant dans le domaine de la physique de la matière condensée. Il fut l’un des pionniers en France dans l’étude des polymères conducteurs.