Je m’appelle Ortensia Bannalek. Je suis née en 2031 dans les décombres fumants de l’Ancien Monde. Toute ma vie, j’ai grandi à l’ombre d’une icône : le Prêcheur. Pour ma génération, il est le visage du Green Djihad, le prophète qui nous a révélé la vérité. Mais, qui est l’homme derrière le mythe ? En 2090, trente ans après sa mort, j’ai décidé de briser le silence en publiant ses mémoires. Elles nous plongent dans l’histoire d’un rêveur qui a voulu renverser le monde néolibéral et patriarc...
Je m’appelle Ortensia Bannalek. Je suis née en 2031 dans les décombres fumants de l’Ancien Monde. Toute ma vie, j’ai grandi à l’ombre d’une icône : le Prêcheur. Pour ma génération, il est le visage du Green Djihad, le prophète qui nous a révélé la vérité. Mais, qui est l’homme derrière le mythe ? En 2090, trente ans après sa mort, j’ai décidé de briser le silence en publiant ses mémoires. Elles nous plongent dans l’histoire d’un rêveur qui a voulu renverser le monde néolibéral et patriarcal en racontant une histoire. Au cœur de cette transition brutale se trouve le Livre de Dana, ce texte sacré qui fut le moteur de la plus grande révolution de notre humanité. Il oppose deux lignées millénaires : celle de Lilith, gardienne d’une harmonie sauvage et d’une loi de partage radicale, et celle de Karos, bâtie sur l’accaparement la prédation, la domination. Alors que l’astéroïde Apophis trace son sillon dans le ciel de 2029, le décompte vers le Jour de Dana commence. Entre mysticisme, écoféminisme et réalisme désabusé, le Prêcheur nous rapporte comment une poignée de femmes et d’hommes déterminé.e.s a fait basculer l’humanité vers un autre destin. Un autre monde, libéré de Karos, est possible, mais sommes-nous prêts à en payer le prix ?
Gardienne du Chant des Lois depuis une dizaine d’années, Ortensia Bannalek est aujourd’hui une figure éminemment respectée pour son travail sur l’interprétation de ce texte fondateur. On lui doit notamment l’étude L’esprit des commandements de Dana, qui a largement éclairé la réécriture de notre constitution. Elle est aussi l’héritière du journal et des mémoires du Prêcheur et l’une des dernières personnes à l’avoir côtoyé.